Edito de monsieur Hop

             

 

Hop Hop Hop fête ses 7 ans.

L’an passé, il était à l’âge de rentrer à l’école primaire. Primaire comme l’humour (aisé). Mais il est vrai que notre festival déploie celui-ci sous toutes ses formes.
L’humour est fédérateur et les enfants le savent bien, eux qui ont leur espace et leurs spectacles dédiés depuis 2015… et où ils acceptent même les plus grands d’entre eux.
Car la portée sociale du rire se mesure aussi à notre capacité à tous de rester enfants et de s’émerveiller ensemble devant un spectacle.

Alors même s’il a 7 ans cette année, rassurez-vous : le festival international du spectacle à ciel ouvert est toujours aussi peu raisonnable !
Et ce n’est pas parce que les spectacles de Hop Hop Hop ont attiré presque 45 000 spectateurs en 2015 que cela doit changer quoi que ce soit.

Et nous avons même 85 artistes de 25 compagnies différentes qui pensent la même chose. Des fanfares fanfaronnantes dans toute la ville, jusque dans une dizaine de bars qui se sont associés à la dynamique un peu folle qui nous anime, du western hollandais, des illusionnistes matérialistes, un Village People égaré, de la grande distribution musicale pas si cheap, des moustaches et du poil protéïforme (donc au diapason de notre humour), 5 doigts de pied pas du tout en éventail et même sans chaussette, des bolcheviques en asile musical ou en justes-au-corps, une cuvée de champagne millésimée Hop Hop Hop, un parcours de selfies, un détective qui ne détecte pas plus Watson, de la création tactile et néanmoins belge, du patrimoine humoristique bien que circassien, un iceberg sans ours mais avec équilibriste… et plein d’autres choses aussi futiles que le rire est indispensable dans notre vision du vivre ensemble.

Tout ça, 104 représentations, dispersé sur une douzaine de lieux. Sur un périmètre encore plus étendu, puisque Hop Hop Hop n’utilise pas que l’humour pour vous désorienter, toujours un peu plus loin de son Village. Pardon ! « de son choli fillache… »

Ah oui, car il y aura aussi une grande main tendue à nos amis alsaciens à travers de grands défis régionalistes.

Allez hopla, ici, ailleurs mais à Metz !